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Très tôt, Hideaki était un jeune
plutôt
naïf, mais très investigateur à la fois. Il se posait des questions et
il cherchait souvent à comprendre le sens de certaines coutumes
pourtant considérées incontestables par ses pairs. Les Daidoji
trouvaient intéressant son esprit critique, pourvu qu'il apprenne la
subtilité ! Mais le petit Hideaki, en grandissant, était vu comme bien
trop philosophe, « perdu » et peu subtil pour bien se débrouiller dans
le monde plus politique qu'il devrait affronter un jour. Mais son
tempérament non traditionaliste était surtout dérangeant pour cette
famille qui rêvait d'un jour être considérée des Samurais Kuge
(courtisan(e)s impériaux).
Les quelques expériences de Hideaki dans les
cours politiques et impériales ne furent pas de grands succès.
Hideaki poussa même l'audace jusqu'à demander en mariage une Samurai
d'un clan ennemi (Takeda). Nobukado Fumiko était son nom. Cet amour
bien imprévu ne plaisait aucunement aux familles du clan Hôjô.
Toutefois, par peur de briser l'âme de Hideaki, de lui faire perdre sa
force, le Daimyo Hôjô négocia une entente avec lui. En échange de
tolérer Fumiko et une sorte d'union (mais non un mariage en bonne et
due forme), Hideaki devait jurer que si un jour le clan se sentait
obligé d'accomplir un geste disgracieux ou humiliant pour se préserver,
c'est-à-dire une action qu'aucun autre Samurai ne voudrait
entreprendre, c'est lui qui devrait se sacrifier. Hideaki accepta...
Malgré tout, Fumiko fut assassiné. D'après
la propre enquête de Hideaki, le coupable n'était pas issu de son clan.
Hideaki était frappé violemment, mais il avait les forces intérieures
nécessaires pour en ressortir plus fort. D'une certaine manière,
Fumiko, par sa mort horrible et soudaine, avait bien enseigné à Hideaki
que la vie ne peut pas concorder à ses idéaux. Il perdit alors sa
naïveté et ses illusions. Ce changement, combiné à son esprit critique,
faisait désormais de lui un Samurai vigilant et donc plus dangereux.
Après la mort de Fumiko, le Daimyo Daidoji
l'envoya en éclaireur auprès de villages éloignés. Hideaki rencontra
d'autres Samurais solitaires avec lesquels ils chassèrent de nombreux
brigands et ronin qui abusaient des heimin. Les histoires
disent même qu'ils auraient combattu des oni. En fait, des rumeurs
courent chez les heimin que Daidoji Hideaki aurait rencontré et
vaincu, à lui seul, quatre ogres. D'autres considèrent que les oni et
ogres n'existent simplement pas, mais Hideaki n'a jamais contredit ces
histoires...
Après plusieurs années d'errance avec
d'autres Samurais, voyant la droiture et le courage de Daidoji Hideaki,
il fut nommé Magistrat impérial. Il forma, avec ses amis de divers
clans, un groupe héroïque et radical de Magistrats. Ils chassèrent bien
des brigands, jusqu'au jour où ils ont massacré une réunion de
conseillers qu'ils estimaient rebelles à l'Empereur. Daidoji Hideaki
savait que cet acte horrible, fort étrange par rapport à son attitude
habituelle et à sa réputation, risquait de provoquer une guerre
indésirée entre plusieurs clans. C'était surtout un plan sordide de
certains chefs du clan Hôjô ; plan accompli par Hideaki en vertu de son
entente secrète pour son union à Fumiko. Ce geste ne fut donc pas
endossé ni demandé par aucun clan ni l'Empereur.
En tant que fidèle Samurai, il était prêt à
devenir ronin ou à se faire seppuku si nécessaire pour préserver
l'honneur de son clan et éviter une guerre de trop, mais ce ne fut pas
le cas, car Hideaki était trop populaire tant auprès du peuple que des
Daidoji. Il fut plutôt envoyé dans la mission du Lotus No Chi pour
répandre l'Ordre Céleste chez les gaijin. C'était là une
manière constructive de se débarrasser de lui sans lui faire perdre la
face. Daidoji Hideaki accepta pleinement cette mission qu'il perçoit
comme la chance suprême de servir l'Empire et de mourir en Samurai.
Dans le Lotus No Chi, son approche
diplomatique fonctionne bien, et Daidoji Hideaki fut nommé Hatamoto de
ce nouveau clan par le Giri Shigemitsu Kokori.
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